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Fr. 340

June 10, 2013

Quel rapport la neige entretient-elle à la pensée? En fait, la neige peut servir d’image par rapport à la pensée dans la mesure où la nouvelle chute de neige efface tout chemin ou sentier qui la précédait. La neige s’impose à la manière dont le piéton se déplace et dont il s’affronte au terrain. Devant cette chute de neige, un nouveau champ de possibilités surgit et s’ouvre devant lui. De quelle façon faut-il procéder et avancer quand le chemin n’est pas donné préalablement? Suit-on les trajets géométriques du gazon dans les parcs? Dépasse-t-on le bord désormais invisible du sentier? Devant ce champ, tout est à refaire, reprendre, repenser. Le plus souvent, le piéton écartera les anciens trajets issus d’une raison et une volonté dominantes afin d’y superposer un peu de son propre ordre, sa propre manière de faire. C’est ainsi qu’il (ré)introduit du hasard même quand il s’agit de tracer des lignes droites entre deux points, tant qu’il s’agit des points entre lesquelles de telles lignes n’existaient pas jadis. Tels sont les nouveaux chemins de la pensée.

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