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Fr. 573

October 14, 2014

Si l’histoire consiste en le rapport entre l’absolu et le relatif, entre ce qui refuse le rapport et ce qui se compose essentiellement de rapports, l’approche à l’absolu passe inévitablement par une ébauche d’un rapport et ceci sous une forme nécessairement manquée ou en retard. Admettons que l’Histoire comporte des évenements clés absolus qui déterminent un milieu (tels Auschwitz et l’après-guerre) et par rapport auxquels notre existence entière se résume en la tentative d’établir un lien. Bien que ce dernier possède une signification absolue dans l’esprit d’une époque, il n’aura jamais pour autant une forme absolue dans la mesure il fait appel forcément à la médiation d’un réseau circonstanciel qui détermine les conditions de son approche. Ce réseau comprend les plans matériel et personnel et on négocie son lien à l’événement absolu en termes de connaissance des matérieaux dans des contextes différentes (tel le fil barbelé dans un milieu fermier) ou de histoire personnelle concernant un lieu, une personne, une perspective, un document, etc. (telle une racine commune entre le nom des lieux et le nom de la personne). Ainsi, la signification absolue se refuse à celui qui cherche un rapport, un refus en raison duquel la rencontre de l’absolu et le relatif comporte toujours quelque chose de manqué.

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